(Appel à signature)
Le projet de Parc naturel régional en Ariège est en cours d’élaboration. Il est consultable et annotable dans le cadre d’une enquête publique dans presque toutes les mairies du département jusqu’au début février 2008. Les signataires de ce texte demandent dans un premier temps que ces documents restent consultables en mairie pour toute l’année 2008. Ce qui devraient permettre au plus grand nombre de s’informer et de s’exprimer même quand l’enquête publique sera close. Nous considérons en effet que l’information sur cette enquête publique a été insuffisante, alors que nous avons été abreuvés l’année dernière d’informations sur le casseur d’os, le « Gypète barbu ».
L’objet de ce texte est donc aussi d’informer la population sur ce projet de PNR plus particulièrement en ce qui concerne l’habitat. Nous sommes pour un Projet de Parc Naturel Régional Vivant (PPNRV). Nous citons le premier paragraphe de « La gouvernance des Parcs naturels régionaux » à savoir : « La gouvernance des Parcs est une combinaison de démocratie élective et une participation des citoyens, basée sur des approches rationnelles de prise de décision : la charte de territoire décline les cinq grandes missions attribuées aux Parcs et détermine des objectifs propres à chaque Parc ainsi que les moyens pour les atteindre, des processus d’évaluation de plus en plus élaborés sont mis en œuvre avec la révision de la charte et la mise en place de l’enquête publique ».
Donc chaque ariégeois a son mot à dire pour comprendre comment nous allons être « parqués »
. Plus sérieusement, le projet de Parc est un outil de réorganisation politique et sociale du territoire très intéressant mais il s’agit de ne pas se tromper. On trouve dans les « six enjeux du Parc » : « un accès équitable pour tous à l’habitat, aux services, au foncier ». Et dans les « cinq finalités du développement durable » : « un épanouissement de tous les êtres humains ». Dans le cadre de la « Maîtrise de l’expansion urbaine » : « Maîtriser les phénomènes de pression foncière en déployant des documents d’urbanisme de préférence dans le cadre de réflexions collectives ». Une réflexion collective qui s’engage ici et que l’on articule avec cette sorte de profession de foi incluse dans le projet du Parc : « – favoriser et organiser l’accueil de nouvelles populations et nouvelles activités et anticiper l’arrivée possible de nouvelles populations ;
- promouvoir le bois dans la construction en respectant voire réinterprétant le style de l’architecture locale ;
- promouvoir l’écoconstruction et (article 9-2-3) Susciter de nouvelles activités et des formes d’emploi innovantes (pluriactivité, public/privé, emplois partagés, groupement d’employeurs) ».
Nous savons tous que l’arrivée de nouvelles populations ces dernières années a permis de maintenir des services publiques
(école, Poste, etc.) et de développer de nouvelles niches d’activités (constructions en matériaux naturels, productions alimentaires saines, services à la personne, etc.). Nous savons aussi que l’Ariège était beaucoup plus peuplée il y a 50 ans.* Alors que le projet de Parc s’inquiète à juste titre d’une baisse de revenu certaine dans le département suite à la réforme de la politique agricole commune en 2012 ; nous attirons l’attention sur le fait que dès aujourd’hui, un certain nombre de jeunes et moins jeunes du département qui ont des emplois précaires et/ou à durées déterminées de quelques mois, saisonniers ou non, vivent par nécessité et/ou par choix dans des habitats auto-construits en matériaux naturels, voire dans des habitats dits nomades. D’autres envies et projets sont en gestation pour regrouper des habitats qui offrent des solutions aux problèmes de logement qui ne nécessitent pas obligatoirement des raccordements aux différents réseaux et qui respectent au plus haut point l’environnement.
Comme nombre de nos anciens, ils pratiquent déjà ou veulent pratiquer des cultures sur de petites surfaces pour l’auto-production familiale
, parfois avec ventes de surplus. C’est une question essentielle, surtout dans l’éventualité fort probable de pénurie alimentaire (en tout cas de pénurie de produits non cancérigènes). Le département a besoin de ces forces vives. Les signataires de ce texte seront particulièrement attentifs à ces questions. Plus particulièrement sur la mise en chantier des décisions collectives qui devraient notamment assouplir les pouvoirs exorbitants de la Direction Départementale de l’Equipement (future DDEA) sur la question de l’habitat (qui a notamment et entre autres bloquée les deux projets d’Ecohameaux sur des terrains communaux de Daumazan).
* plus précisément d’après Robert Jolibert (commis aux Archives départementales de l’Ariège) qui a publié un opuscule « La population de l’Ariège de L’an XII à 1982″ l’ensemble des communes autour et avec d’Ax-les-Thermes comptaient en nombre d’habitants : 4730 en 1921, 3263 en 1954, 2675 en 1982 ; autour et avec La-Bastide-de Serou 4545 en 1921,2772 en 1954, 1812 en 1982 ; autour et avec Les Cabannes 4606 en 21, 3886 en 54, 3088 en 82 ; autour et avec Castillon 10154 en 21, 5459 en 54, 2849 en 82 ; autour et avec Massat 9578 en 21, 3591 en 54, 1712 en 82 …..
(Les feuilles de signatures sont à envoyer à Eric Vernier, rue de la porte de Foix 09240 La Bastide-de Sérou)
Voir aussi :