Lorsque, entre deux chocs pétroliers vers la fin des années 1970, je me suis reconvertie de l’électrotechnique dans l’économie d’énergie, en portant une attention particulière sur l’énergie solaire ; on parlait alors, non pas de « réchauffement climatique » mais de refroidissement. Non, vous l’aviez oublié ? Tout le monde admettait que nous allions vers un petit – âge de glace -. Et les médias, qui en absence d’Internet n’étaient pas encore « main stream » à l’époque mais régnaient simplement sans partage, sculptaient l’opinion publique selon laquelle nous nous dirigions vers un an 2000 des plus « glagla ».
par Nicole JACQUIN 11 janvier 2010 Laboratoire de Cosmoénergétique 02.98.59.57.34 nicole@delestage.org . L’article au complet http://delestage.org/pdf/climanulard20100101.pdf
- L’impression de certitude est un témoignage certain de folie et d’incertitude extrême. – Montaigne
- Si l’on considérait une théorie comme parfaite, et si on cessait de la vérifier par l’expérience scientifique, elle deviendrait une doctrine – Claude Bernard
- Ne changez pas le climat, changez le système ! – Hugo Chavez à Copenhague le 17/12/2009
Alors, qu’a-t-il bien pu se passer pour que la courbe des températures s’envoie subitement en l’air de la sorte, finissant en décembre 2009 dans l’apothéose hystérique du Grand Carnaval de Copenhague ? Alors que les agrumes de Floride gèlent et que le nombre des morts de froid dans la rue ne cesse d’augmenter chaque hiver ?
Quand le capitalisme transforme la nature en environnement
Tant que les variations climatiques restaient un phénomène naturel observé sans qu’on cherche à en titrer quelque oracle profitable, elles demeuraient un paramètre anecdotique dans notre modeste activité d’audit énergétique. Les variations des degrés-jours, qui nous servent à corriger climatiquement les consommations de chauffage des variations saisonnières, oscillaient gentiment autour de leur moyenne trentenaire. Aussi l’inversion de signe dans la doxa d’une température moyenne globale – concept que la thermicienne a du mal à saisir, nouveau-né déposé dans notre jardin par la cigogne de la mondialisation – passa inaperçu au point que mon souvenir est incapable de dire quand elle a eu lieu.
Je n’avais pas eu, jusqu’à un passé récent, à considérer ce faux problème parmi tant d’autres. Les oscillations climatiques à échelle de temps géologique n’avaient guère de quoi soucier une gestion énergétique à échelle de temps économique. Même si rétrospectivement on peut se dire que l’opinion, car c’en est une, selon laquelle le climat allait en se réchauffant plutôt qu’en se refroidissant ne doit pas être étrangère au fait que les campagnes – anti-gaspi – des années 1980 ne furent qu’un feu de paille sans effets ni lendemain. De ce point de vue, nous sommes moins bien avancés 30 ans plus tard ! La motivation aux économies d’énergie, et notamment de chauffage, n’est évidemment plus la même dans la perspective d’un réchauffement durable du climat, surtout si le prix du pétrole baisse dans le même temps et qu’à la fois un programme de centrales nucléaires, irréversible par son gigantisme, se trouve engagé suivant le slogan – on n’a pas de pétrole mais on a des idées -, radioactives en l’occurrence, au point de se chauffer à l’électricité par patriotisme ! En tant qu’artefacts, les chocs pétroliers n’avaient pas non plus pour objet de réduire la consommation énergétique, mais de conforter la position des puissances militaires et financières qui contrôlent les ressources, et de faire payer par tous un lourd tribu à la déesse Croissance au prétexte d’économies d’énergie. C’est la fameuse, plutôt fumeuse, stratégie – gagnant-gagnant – dans laquelle ce ne sont pas les deux parties qui gagneraient sans qu’il y ait de perdant, les principes de la thermodynamique ne le permettent pas, mais la même qui gagne deux fois tandis que l’autre est à la double peine.
Ces phénomènes géopolitiques n’ont rien de naturel. Mais il y a un pas à franchir des chocs pétroliers successifs au gré des con-its entre puissants, jusqu’à imaginer et mettre en scène un choc climatique global donnant l’apparence que la responsabilité en incombe solidairement à tous les habitants de la Planète. Et nul besoin que ce choc climatique ait une réalité puisqu’un consensus – scientifique – suffit, apparemment, à emporter le consentement des masses à une – gouvernance mondiale – qui se pose comme seule planche de salut. Le gouvernement mondial, qui se fantasme depuis longtemps dans les
- think tank – et s’affirme maintenant ouvertement dans chaque discours présidentiel des deux côtés de l’Atlantique, a franchi ce pas depuis longtemps1. Il en vient même à s’auto-exhorter à – changer de braquet – (discours de Sarkozy à Copenhague).
Création d’un mythe mondial pour un gouvernement mondial
Pour que le spectre du réchauffement de la Planète (rien que ça !) devienne ce levier efficace de – gouvernance mondiale -, il fallait encore que le gouvernement mondial, qui n’est encore qu’un hologramme manipulé, devant une opinion publique sidérée, par une oligarchie mondiale qui est, elle, bien réelle, donne l’illusion de pouvoir agir dessus et qu’il en rende responsable l’humanité entière pour la contraindre à aller dans le sens qu’il souhaite. 1
Cette idée est née dans l’entre-deux guerres au sein des cercles libéraux anglo-saxons malthusiens et eugénistes
, parmi lesquels Julian Huxley, fils de Thomas Huxley le fondateur du darwinisme social et de la revue « Nature », qui deviendra le premier directeur général de l’UNESCO en 1946 et créera en 1948 l’UIPN qui deviendra l’UICN, puis en 1961, avec le prince Bernhard des Pays-Bas (Royal Dutch Shell), le WWF conçu comme l’organe grand public de l’UICN. [1] C’est le même Julian Huxley qui est à l’origine de l’idée de piloter le temps (à défaut de le comprendre !) si on en croit cet article du journal Le Monde du 20 décembre 1945 à propos d’une conférence de Frédéric Joliot-Curie à l’Académie de Médecine : – Il est d’ailleurs impossible de prévoir, dès maintenant, tous les emplois bienfaisants de l’énergie atomique. Le biologiste britannique Julian Huxley proposait, l’autre jour à New York, le bombardement [nucléaire] de la banquise arctique. L’énorme chaleur dégagée ferait fondre les glaces et le climat de tout l’hémisphère Nord s’en trouverait adouci… -. Frédéric Joliot-Curie a aussi revendiqué des brevet sur les bombes qui ont détruit Hiroshima et Nagazaki. 2 Parmi les nombreux paramètres thermodynamiques2 qui règlent le climat, système chaotique par excellence, il fallait donc en isoler un sur lequel l’homme, donc la politique, serait susceptible d’agir. De ces paramètres, l’effet de serre est un agent moins sensible comparé à la circulation atmosphérique et à l’albédo par exemple, celui dont on connaît le plus mal l’influence sur le climat terrestre, le plus diffcile à saisir, le plus ésotérique, donc le mouton le plus facile à dessiner pour le petit prince de Saint Exupery, c’est à dire à placer sous la responsabilité de l’homme. Parmi les différents agents de l’effet de serre atmosphérique, nonobstant que l’atmosphère n’est pas une serre, mais faisons pour l’instant comme si elle l’était, on a pris soin de n’en retenir qu’un seul, le CO2, car un mythe se doit d’être d’autant plus simple que sa vocation est universelle ; l’innatteignable universel étant en effet le stade ultime du simplisme.
Le CO2 est de ce point de vue le candidat idéal
:
- tout le monde en produit, ne serait-ce qu’en respirant3, tout le monde sera donc « coupable » (mais les riches trouveront chez les pauvres de quoi payer) ;
- contrairement à la vapeur d’eau4, il est très diffcile de mettre en évidence son incidence sur l’effet de serre, donc de la contester !
- contrairement à la vapeur d’eau qu’elle rejette en quantités énormes, l’industrie nucléaire ne produit que très peu de CO2, ce qui permettra de présenter cette industrie comme alternative pour « sauver » le climat (alors que la pollution hygro-thermique des centrales est patente) ;
- contrairement à la vapeur d’eau, produite très majoritairement par évaporation de l’eau de surface comparé à l’eau de combustion, la production « anthropique » de CO2 est facilement traçable à travers le marché des combustibles dont les différentes teneurs en carbone sont bien établies. Cette traçabilité permet de créer de nouveaux marchés de – certificats verts – qui vont gonfler de nouvelles bulles financières avec ce gaz inerte. Quel mal y a-t-il à cela, me direz-vous, si c’est bon pour la Planète ? Cela ne peut certes pas faire grand mal à la Planète que nous connaissons d’ailleurs mal, pas plus d’ailleurs que l’émission de CO2, qui est bénéfique au monde végétal (photosynthèse). Mais ce n’est pas la Planète qui est en danger, contrairement à ce qu’on nous rabâche au point que ça devrait sembler suspect au plus grand nombre, à commencer par les écologistes, si tant est qu’ils soient vraiment écologistes ?
L’idée qui veut que l’homme détruise la Planète permet en effet à l’écologisme malthusien
5 déjà évoqué [1] d’instiller son idéologie : la pensée unique selon laquelle l’homme en tant que tel (homo sapiens) détruit la nature dont les magiciens Al Monsanto Gore, Total Nicolas EDF Hulot Poulenc et autres groupe PPR YAB6 déroulent le spectacle merveilleux sous nos regards contrits. Mais ce spectacle de « nature en danger » n’a pas grand chose à voir avec la nature réelle à laquelle nous appartenons. Et ce sont ces mêmes promoteurs de – homo capitalistus industrialis -, de l’industrie qui empoisonne l’écosystème humain, qui nous font payer leurs ravages de nos propres vies. 2Variance du système global à l’équilibre. 3toute combustion d’hydrocarbure produit du CO2 (combustion du carbone) et de la vapeur d’eau (H2O combustion de l’hydrogène). 4La v.e. est à l’origine de 95% de l’effet de serre dans l’atmosphère, mais quand elle se condense en nuages, ceux-ci sont responsables de l’albédo qui est l’effet inverse de l’effet de serre. 5Je parle ici du malthusianisme (et son frère le darwinisme social et son fils l’eugénisme) qui vise la population humaine dont le [sur]nombre serait la cause de l’épuisement des ressources et autres atteintes à la « nature ». Alors que cet épuisement est causé par la croissance perpétuelle de la production marchande (voir l’explication énergétique dans mon théorème d’économie cosmoénergétique [3]). Les société primitives nous montrent qu’au contraire, une fois la production libérée du profit et ramenée aux besoins (i.e. quand sera éradiqué le capitalisme), la population s’auto régule naturellement comme dans tout les reste du règne animal, auquel nous appartenons, quand il est en équilibre thermodynamique avec son milieu conformément au théorème de production minimum d’entropie de Prigogine. 6À cet égard, à 7 minutes 47 secondes (eh oui, j’ai réussi à tenir jusque là !) de son film hypnotique Home, Yann Arthus Bertrand dit une grosse bêtise : – … le végétal se nourrit de l’énergie du Soleil et lui permet de casser la molécule d’eau et d’en prendre l’oxygène, et l’oxygène remplit l’air… -. Simple lapsus dans un film avec autant de moyens ? certes pas, mais YAB ne dit pas où passerait alors l’hydrogène, qui est certes présent dans le bois mais en quantité dix fois moindre que le carbone. Vieux fantasme du moteur à eau (l’écran est alors rempli de cataractes) ou simple suggestion de la future solution – civilisation de l’hydrogène – prônée par les multinationales qui sponsorisent le film et les nécro-carburants ? sans doute. Mais cette substitution de l’hydrogène au carbone permet surtout d’occulter la fonction vitale de ce dernier, puisque le message final du film c’est sa diabolisation. Car enfin c’est le gaz carbonique de l’air et non la vapeur d’eau que la photosynthèse (énergie solaire) utilise pour fixer le carbone dans les plantes et rejeter l’oxygène dans l’air. 3
Car c’est nous, c’est l’humanité qui est en danger de mort, atteinte de cette pathologie suicidaire qui s’appelle le capitalisme
, à commencer par ses couches inférieures qui n’ont pas les moyens de se protéger. C’est ainsi que 6 milliards d’habitants surnuméraires sur la Planète doivent être éliminés afin que les 500 millions restant aient un meilleur niveau de vie, selon les plans du club de milliardaires réuni par David Rockefeller Jr et Bill Gates [2]. Les mobiles du crime étant à peu près identifiés, examinons maintenant les faits Jusqu’au début des années 2000, ces histoires de perturbation du climat par l’activité humaine n’avait pas de quoi attirer particulièrement mon attention dans la mesure où j’étais entièrement absorbée par le problème de gaspillage énergétique dont le stade industriel où il était rendu, à mesure que grandissaient les problèmes de ce qu’on appelait l’environnement, allant de son empoisonnement nucléaire, bactériologique et chimique à la perspective d’un proche épuisement des ressources fossiles, en passant par une agriculture devenue folle ne sachant plus produire que famines et suicides ; me faisait apparaître de manière de plus en plus saillante une seule et même cause à tous ces problèmes : la pré- dation industrielle relevant d’une économie qui considère que la nature est un bien libre, donc gratuit, donc inépuisable… Erreur qui découle d’une absence d’identification des conditions aux limites et d’un manque de discernement entre stock et flux, respectivement entre énergie fossile finie et énergie solaire à intensité limitée mais constante, et qui viole ainsi les principes de la thermodynamique avec pour conséquence une explosion de la production d’entropie interne du système thermodynamique fermé que constitue la planète Terre avec la complexité de sa biosphère qui fait sa singularité.
Après avoir formalisé ce constat dans mon théorème d’économie cosmoénergétique [3], les solutions qui en découlent pour l’économie humaine visent la -n de l’exploitation de ressources fossiles d’énergie pour ne plus utiliser d’énergie que d’origine solaire extraite et renouvelée à une échelle de temps humain (typiquement la vie d’un arbre). Cela implique que ces solutions ne peuvent se développer qu’au sein d’une économie humaine libérée du capital et de son arme de prédation massive qu’est l’industrie. Un corollaire est la fin de l’agriculture industrielle : dans une économie cosmoénergétique, l’agriculture est de l’énergie 100% solaire, c’est à dire biologique, extensive et diversifiée. Dans un tel tableau, une perturbation du climat par l’activité humaine, si elle était établie, proviendrait de même du caractère capitaliste et industriel de cette activité. Dès lors que ce caractère est appelé à disparaître pour guérir l’humanité d’une catastrophe écologique (donc sociale) avérée, la question de la réalité même de cette perturbation devient sans objet. Une telle perturbation humaine du climat existerait-elle que, dans une économie cosmoénergétique, elle serait abolie et non marchandée au poker menteur comme actuellement avec les « crédits carbone ». L’explosion conjuguée des cancers et maladies dégénératives en tous genres, des famines, des guerres etc. nous montrent que cette catastrophe est bien là. Pourtant la climatocratie a besoin de nous menacer de châtiments à venir bien plus terribles encore pour nous mobiliser sur ce problème virtuel et nous détourner des solution aux problèmes réels dont elle est responsable. L’idée d’une injection industrielle de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère, équivalant à une perturbation des cycles naturels de l’eau et du carbone, était a priori évidente et le dénoncer irait dans le sens d’une économie cosmoénergétique ; du moins, tant qu’elle restait un détail dans le champ de ruines laissé par le capitalisme dans son sillage.
Mais la « climatomania réchauffiste » vient de loin et de haut
, comme nous venons de le voir, et s’est instituée en climatocratie mondiale. Elle vient jusque dans nos associations nous sommer, toutes a-aires cessantes, de – sauver le climat – (sic ! comme si nous n’avions pas plus urgent que de courir après des moulins à vent) avec le capital pour seule planche de salut, de rengainer notre social et son milieu naturel pour les soumettre au dieu Économie dans la grand messe du développement durable, Amen ! Ainsi, j’étais encore dans l’association locale du réseau Sortir du nucléaire où nous essayions de glaner laborieusement des informations et tisser des liens de compréhension sur les innombrables anomalies qui ressortaient des opérations de démantèlement de la centrale de Brennilis, quand nous fûmes invités à participer à l’AG de création du réseau (un de plus !) finistérien d’initiatives action climat (RIAC-29). Je me suis rendue au nom de mon association à cette réunion pour poser la question : pourquoi créer un réseau sur une question aussi spécialisée, et pour moi pas centrale dans le problème global, alors qu’il existe dans le département nombre d’associations environnementalistes aux spécialités 4 diverses et parfois pointues qui ont besoin d’une mise en réseau pour croiser leurs problématiques dont l’incidence, elle, est bien globale ? La réponse négative à ma proposition tenait en ce que le sujet était porteur et cette création répondait à une attente d’un public non encore sensibilisé, exprimée lors de réunions d’essaimage du RACF. Je préfère laisser à Toqueville le soin de traduire une telle position :
- Les complications fatiguent l’esprit humain et il se repose volontiers avec une sorte d’orgueil dans l’idée d’une seule cause produisant à elle seule une infinité de grands effets. – C’est tellement vrai que j’entendais récemment, dans l’émission de France Culture consacrée aux sciences, un allergologue expliquer sans rire, après avoir fustigé les bouleaux, que la recrudescence d’allergies au printemps était due à l’apparition précoce des pollens due réchauffement climatique ! Lorsque j’ai appris il y a à peine un an que le RIAC-29 s’était auto-dissout, j’ai naïvement cru que son assemblée générale avait constaté l’extinction de son objet. Hélas, on apprenait au printemps 2009 la naissance d’un nouveau RIAC-Breizh. Il s’agissait sans doute de faire peau neuve en vue du grand carnaval de Copenhague de décembre 2009. Tout récemment, lors d’une réunion dans une salle mal chauffée, je disais en plaisantant que Copenhague avait été vraiment efficace pour faire chuter aussi spectaculairement la température. On me rétorqua sans rire que la TV avait dit qu’il ne faillait pas confondre la météo avec le climat7, ce n’était pas la même chose ! Décidément, les mythes ont la peau dure !
Quelle réalité scientifique un tel acharnement médiatique peut-il bien cacher ?
Celui qui croyait au GIEC, celui qui n’y croyait pas… Au début, comme la majorité des gens, y compris de scientifiques illustres [4], j’admettais donc sans me poser de questions l’idée que « ça » se réchauffe et qu’une injection industrielle de GES dans l’atmosphère puisse en être la cause. Toutefois ce n’était qu’un corollaire à la prédation industrielle dont les éventuels effets néfastes n’ont rien d’évident contrairement à ceux avérés et très graves dont je viens de parler. Mais l’agitation réchauffiste étant venue à la rescousse du – développement durable -, une autre tarte à la crème en perte de vitesse, elle envahit nos champs de vie et d’action au point de nous en détourner, il ne m’était plus suffisant ni tenable de dire que je n’avais pas besoin d’un hypothétique réchauffement climatique pour justifier la nécessité d’arrêter de brûler l’énergie de la Terre. Je me vois donc acculée à me colleter avec ce fichu effet de serre…